mardi 7 février 2017

Espagne 2016. Santander.


Cette année c’était Santander et la Cantabrie.

Santander parce que pas la Méditerranée et Santander parce qu’à seulement une journée de route et Santander parce que proche de Bilbao (mon idée initiale c’était d’y aller quand même visiter un peu cette ville) et parce que dans notre hôtel préféré, Aisia Zita Hotel Emperatriz – Lekeitio (sic)  il n’y a jamais des places !


Et finalement Santander et Chiqui et la Cantabrie, plus un soupçon d’Asturies, parce que c’était vachement beau et parce que nous le valons bien… Et même pas envie de Bilbao, hein…

 
Dès le début du séjour nous avons été sous le charme de l’hôtel et de son environnement et même si nous ne sommes pas resté dedans une seule journée, car nous aimons bouger, nous avons pleinement profité, autant les soirs, avec les magnifiques couchés de soleil, que les matins, aux levés, pour ne pas parler de tous les dîners que nous avons prix sur la terrasse, car oui, sauf la première soirée, vu que le déjeuner en Espagne commence à 15 heures, les soirs un petit quelque chose nous suffisait amplement, surtout que nous étions assez fatigués. 
Même pour le réveillon de saint Silvestre nous n’avons rien changé à nos habitudes, sinon en ajoutant une bouteille de champagne pour fêter comme il se doit la nouvelle année ce qui a eu comme conséquence le fait que nous n’avons pas attendu son arrivée en Espagne : à dix heures je dormais si profondément que même les inhérentes feux d’artifices ne m’ont pas réveillé.

               Le Sardinero vue de notre terrasse 
                   Réveillon 2016-2017
Pour résumer, même si nous ne sommes pas restés longtemps sur place, nous avons bien aimé Santander,  une ville beaucoup plus jolie que ce que sa vue de l’autoroute laisse deviner. Il faut, par contre, quand on la traverse en voiture, faire attention à ne pas entrer dans un de ses tunnels, parce que là, on a pour un bon moment pour trouver le moyen de faire demi-tour. C’est ce que nous est arrivé quand nous avons trop avancé sur Calle Jesús de Monasterio à la recherche d’une place de parking. Finalement, après quelques 20 minutes, nous avons pu faire demi-tour et nous garer dans le parking souterrain du Calle Alfonso XIII, juste à côté des Jardins de Pereda et donc en plein centre et à côté de la Cathédrale, parking que je mentionne ici car il n’apparaît pas dans la carte google de Santander et donc ça peut être une information utile si quelqu’un qui veut visiter Santander lit ce blog.
Autrement, Santander, « la fiancée de la mer », comme la baptisait un poète espagnol, mérite à être visité pour ses baies, ses falaises et ses plages, tout autant que pour ses beaux jardins, son ancien centre remodelé autour des grands avenues après un terrible incendie, et ses nouveaux et élégantes quartiers résidentiels construits à la deuxième moitié du XIX siècle dans la zone du Sardinero pour abriter la Jet Set de l'époque. Jet Set qui passait ses vacances d’été ici pour accompagner la famille royale installé dans le palais qui se dresse sur la péninsule de la Magdalena et qui est maintenant le siège d’une Université.
Après une première prise de contact le soir de notre arrivée avec la belle promenade maritime de Sardinero (un soir j’allais refaire seule le chemin depuis notre hôtel jusqu’aux beaux jardins de Piquio) le lendemain nous avons commencé notre visite de la ville à la Cathédrale, dont l’extérieur impressionne avec son allure de forteresse. Ce que par ailleurs le bâtiment l’était par le passé, car, située sur une colline, il servait de tour de guet d’où on pourrait voir l'entrée des navires «suspects» dans la baie et ainsi protéger les habitants et surtout les chantiers navals situés à ses pieds.

Les imposants murs en pierre cachent plusieurs entités, parmi lesquelles une église inferieure, moins haute, la partie la plus vieille de l’édifice, datant du XII siècle. Je ne vais pas insister avec la description de cet ensemble, car la documentation existante sur internet est presque exhaustive. Je vais mettre quelques photos avec ce que m’a le plus plut : l’extérieur, carré, dont la blancheur et la sobriété de lignes à l’extérieur me rappelle d’une certaine manière les murs extérieurs du Monastère Mihai Voda de Bucarest, la luminosité doré dans les hauteurs de la nef de l’église supérieure, le cloitre gothique, dont le jardin était autrefois le cimetière de la ville, d’où une partie des statues et sarcophages exposés dans ses galeries. Je dois avouer par contre que je ne fus pas impressionnée par les reliques des Saints Emeterio et Celedonio dans la Crypte et par les vestiges de thermes romains, abrités sous un plancher de verre juste à côté, non plus.
 
Après avoir flâné sur les élégantes avenues du centre-ville, en faisant même quelques achats,  nous sommes allés (suivant les conseils d’un policier et à pieds s’il vous plait, sur quelques 2km de Calle Castillia !) à Barrio Pesquero pour manger une bonne paella. Et c’est ce que nous avons mangé, tout en regrettant après coup de n’avoir pas commandé une langouste ou un homard, car une simple paella ne méritait pas tant de chemin parcouru et en plus j'ai vu des belles dans les plateaux des autres clients. Mais ce n'est que trop tard que nous avons  appris la renommée de l’endroit !

Enfin, un peu désabusés après la longue marche vers le restaurant, nous avons pris la voiture et nous sommes allés vers la presqu'île de la Magdalena où, heureusement, la municipalité a mis à la disposition des touristes un petit train pour faire le tour. En ce qui me concerne, j’ai sauté du train dès qu’il est arrivé en haut et j’ai profité ainsi d’une très belle promenade dans le parc où j’ai pu admirer les réalisations astucieuses dans des anciens troncs d’arbre (idée à copier chez nous !) et surtout les très belles falaises et les vues panoramiques vers la Baie de Santander et vers Sardinero. Quant au palais, ben quoi dire ? Une construction récente de style anglais, un peu trop massif et sans aucun charme de mon point de vue.


  Plus intéressant m’a paru le musée en plein air de «L'homme et la mer", qui se compose des trois caravelles que le marin Cantabrique Vital Alsar a donné à la ville de Santander. Avec les caravelles il y a une réplique du radeau de balsa avec lequel le même Vital Alsar a traversé le Pacifique de l'Equateur en Australie et aussi une jolie sirène, réplique de la figure de proue du bateau du cartographe et navigateur Juan de la Cosa.

Quant au petit zoo situé à côté, ben, trop de monde autour : j’ai préféré regarder la mer et les abimes rocheuses qui l’entoure. Car sans aucun doute, le principal intérêt de cette visite c'est le paysage!


Pour finir avec la présentation de notre séjour dans la ville de Santander, la dernière journée, pendant que mon mari assistait tranquillement à une course d’athlétisme traditionnelle dans sur L’Avenida Reina Victoria y Castelar, j’ai décidé que je ne peux pas quitter l’endroit sans avoir vu de près les promontoires de Cabo Menor et de Cabo Mayor et, même si au début j’avais un peu le cœur serré, seule sur ce beau sentier pédestre qui va de l’hôtel Chiqui jusqu’au far du Cabo Mayor, en traversant des plages et des falaises spectaculaires plus le beau parc de Matalenas et le golf du même nom, avec la cerise sur le gâteau un magnifique couché de soleil au retour et des majestueuses panoramas sur la presqu’ile de Magdalena et le Sardinero. Bref, je me suis régalé et les photos ci-dessous en témoignent! (pour plus de détails, voir ici)


     

http://brebenei.blogspot.fr/2016/03/vietnam-du-nord-au-sud-en-10-jours-jour.html
Santillana del Mar &co...à suivre

Aucun commentaire: